L’hypothèse de la chute

Création 2017

Péché originel, vol d’Icare, saut dans le vide d’Yves Klein, chutes photographiques de Denis Darzacq ou encore La chute d’Albert Camus, la figure de la chute traverse l’histoire des arts
avec toujours autant d’interrogation et incarne une part de la nature humaine. Et c’est en découvrant le travail de Denis Darzacq, observateur des signes du monde contemporain où le corps apparaît comme dénominateur commun de ses recherches, que l’envie de travailler sur la chute est devenue une évidence.
Suspension dans le temps, dans le vide : ce qui m’a séduit dans la série de photos dédiées à la chute c’est bien cette perte de sens et de logique. Ce travail m’attire parce qu’il est double : physique et social. Ainsi donc commence une réflexion sur ce qui peut nous aspirer à chuter, à tomber, à se mettre en déséquilibre, quels sont les motifs, les intentions de la chute ? Est-ce le désir de liberté, de frissons ? Quelle dualité nous pousse dans cette attraction? Commence alors l’envie de changer notre regard sur cette fatalité et l’envie de travailler sur les élans des chutes, les rattraper, les accompagner, les contrarier, les sublimer, les soutenir, les détourner, les surélever pour finalement les transcender. Peut-être même se déporter pour prendre appui ailleurs, chuter pour quitter, pour recommencer, pour vivre.

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